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Une “not-to-do list” ?

not to do list

Pour le passionné d’organisation que je suis, voilà un titre qui m’a coûté. Et pourtant, dans notre comportement quotidien, lorsqu’on veut se donner les moyens d’atteindre nos objectifs personnels et professionnels, il est au-moins aussi important de savoir ce qu’on ne veut ou ne peut pas faire, que d’exécuter avec rigueur les tâches que nous nous sommes assignées.

Compte tenu du tri, toujours indispensable, entre les tâches urgentes et importantes nécessaires à la réalisation de vos objectifs et du temps éveillé dont vous disposez, il faut, c’est la règle, définir les priorités. Il faut aussi savoir éliminer car, face aux voleurs de temps qui vous entourent, vous devez vous armer.

Vous les connaissez, ces voleurs : la réunionite, les appels téléphoniques qui s’éternisent, les visites à l’improviste, les spécialistes de l’appel à l’aide qui s’acharnent à déconstruire les programmes les mieux ordonnés.

Il y a aussi ceux qu’on appelle les voleurs intérieurs, cachés au plus profond de vous : cette fichue tendance à la procrastination, l’indécision, la résistance au changement, le perfectionnisme, l’incapacité à dire non.

Il est difficile, voire impossible, de tout éliminer. Après tout, vous êtes ce que vous êtes et les autres ont souvent besoin de vous.

Mais vous pouvez décider de ce que vous ne ferez pas, une not-to-do list, en quelque sorte :

. Vous n’accepterez pas de régler à la place de celui à qui vous avez délégué la fonction, un problème qu’il rencontre dans son exécution,

. Vous n’accepterez pas de traiter vos mails ou vos notifications de réseaux sociaux, au fur et à mesure de leur arrivée, sauf à accepter que n’importe qui dicte votre emploi du temps,

. Vous n’accepterez pas…. A vous de rédiger la suite en fonction de vos routines quotidiennes et de la sérénité dont vous avez besoin pour conduire vos affaires avec intelligence et détermination.

Il est un autre domaine où cette règle est aussi essentielle : votre stratégie. Mise en œuvre des moyens et ressources pour aller d’où vous êtes vers votre vision, elle évolue naturellement au rythme auquel vous recevez des informations nouvelles. C’est donc une déclinaison de choix successifs autour du client, des produits et des méthodes.

Or, choisir, c’est renoncer. Il est donc aussi important dans l’exécution stratégique de savoir ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas, compte tenu de la synthèse toujours nécessaire entre ressources humaines disponibles, moyens financiers mobilisables et vision du dirigeant. C’est dans sa capacité à identifier les forces et les faiblesses de son entreprise, les opportunités et les menaces environnantes, qu’il peut concevoir son développement et choisir ce qu’elle fera ou ne fera pas.

Un exemple célèbre est celui de General Electric, sous la conduite de Jack Welch, dont le dogme était de renoncer à toute entreprise, au sein du groupe, qui ne serait pas en mesure de devenir rapidement le N° 1 ou, à la limite, le N° 2 mondial de son secteur d’activité.

Que ce soit dans sa conduite personnelle ou dans le développement de son entreprise, il est donc tout aussi important de ne pas faire et de dire non, que de faire et de dire oui. La sérénité, l’équilibre et le succès sont à ce prix.

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Une réflexion au sujet de « Une “not-to-do list” ? »

  1. merci pour ce rappel

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