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Les paradoxes quotidiens du leader

L’attitude et le comportement à adopter sont, en permanence, l’une des préoccupations du leader, tant la conduite des hommes exige l’exemplarité de sa part. Il est pourtant confronté, au quotidien, à de nombreux paradoxes au sein desquels il doit systématiquement faire le choix de l’option gagnante. En voici quelques-uns :

1. Quête de l’excellence et perfectionnisme

Si la recherche de l’excellente et le chemin vers la maîtrise constituent l’aspiration au quotidien du leader, il ne faut surtout pas qu’il tombe dans le perfectionnisme. Lorsqu’il est poussé à l’extrême, le perfectionnisme devient toxique et empêche toute décentralisation et délégation. L’excellence, pour un chef d’entreprise, repose sur le leadership de ses troupes et non sur la mise en œuvre d’un contrôle pusillanime.

2. Reconnaissance et dépendance

S’il est important de manifester sa satisfaction et même son admiration pour telle ou telle action brillante d’un collaborateur, pour les efforts consentis par un client, pour le soutien de ses actionnaires, il ne faut pas que cette reconnaissance se transforme en dépendance. Le rôle du dirigeant est de savoir distinguer les contributions exceptionnelles tout en maintenant fermement le cap de son projet.

3. Avoir faim sans être affamé

Oui, quand on est entrepreneur, on rêve et on a faim de succès. C’est nécessaire pour se lever le matin avec une envie irrésistible de réussir afin d’atteindre ses objectifs. Il n’est toutefois pas nécessaire d’être à ce point affamé que les dents en viennent à rayer le parquet. Si l’ambition est utile et légitime, l’arrivisme est haïssable.

4. Exigence et impatience

Il faut faire de la vitesse une habitude, donner toujours le sentiment de l’urgence. C’est l’un des plus importants prérequis du changement. Mais l’impatience est mauvaise conseillère. Elle mène régulièrement à la faute. Le chef d’entreprise doit savoir imprimer un rythme et veiller à ce qu’il soit respecté. Il doit savoir aussi bien évaluer les délais nécessaires et laisser du temps au temps.

5. Objectif d’accomplissement et objectif financier

On n’entreprend pas dans le seul but de s’enrichir. Il y a d’autres moyens pour cela. L’objectif premier pour le dirigeant doit toujours être l’accomplissement d’un projet, la mise en œuvre d’une vision, le dévouement au client. Lorsqu’on y parvient, l’argent vient tout seul. Il est alors la conséquence naturelle des efforts fournis, la récompense.

6. Coopération et égotisme

Il est, bien sûr, possible de toujours vouloir rester seul maître à bord et de conduire ses affaires, seul, à sa guise. Pourquoi pas ? Mais on ne va alors pas très loin. Aussi est-ce bien plus avantageux de s’ouvrir aux autres, de nouer des partenariats, de croître par acquisition, d’ouvrir son capital. La vie des affaires, aujourd’hui, doit s’envisager dans des perspectives de croissance, d’obsolescence et de renouveau ; seule une grande ouverture à l’environnement le permet.

Oui, ces paradoxes quotidiens du leader montrent une fois de plus que choisir, c’est renoncer.

L’aventure entrepreneuriale est particulièrement exaltante quand elle est l’occasion de vivre ses valeurs dans un monde ouvert et en constant mouvement.

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